Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte... Moi, je veux tout, tout de suite, et que ce soit entier, ou alors je refuse! Je ne veux pas être modeste , moi, et de me contenter d'un petit morceau, si j'ai été bien sage.
( Antigone, J.Anouille)
[ Demain l'oral ( Euh comment dire XD Sans commentaire Beaudelaire vas te fa*re!)
Petite soirée bien simpa vendredi avec ELLES
Un nouveau sac et oui encore! (plein de couleur^^) ]
Saez - Tango
[ * * * ] Moi aussi un jours j'apprendrai à danser le tango comme ça... Mes larmes coulent à la plaine_Tant leur amour est grand_Certains disent que parfois_Les larmes coulent du sang_C'est le mien, mon amour_Et c'est pour toi qu'il coule_Qu'il coulera toujours_Dans mes yeux des torrents_Parfois, tu verras lune_Eclairer les baisers_De celui que tu aimes_Que tu croiras aimer_Il sera dans tes bras_Et moi, je serai là_Comme un loup blessé_Qui ne peut plus se battre_Mais se bat encore_Car l'amour, c'est la mort_Et t'aimer, c'est saigner_Saigner de tout son corps_Oui, l'amour c'est la mort_Oui, l'amour c'est la mort_Et toi, ça te fait rire_De voir qu'il n'en est qu'un_Qui pourra s'en sortir_Mon sang dans la rivière_Dis, sais-tu où va-t-il ?_Il se perdra sans doute_Dans de tristes estuaires_Dans ma triste complainte_J'imagine soudain_Que tu passes par là_Que tu me prends la main_Pour danser sous la lune_En souvenir du temps_Où nous étions enfants_Où nous étions nous-mêmes_Mais il n'y a que moi_Que moi et mes sanglots_Et la lune est la seule_A danser le tango_Car l'amour, c'est la mort_Et t'aimer, c'est saigner_Saigner de tout son corps_Oui, l'amour c'est la mort_Et toi, ça te fait rire_Comme un empereur triste_Qui voyant son empire_Se dit qu'il n'a plus rien_Plus rien à conquérir_Tu sais, j'ai fait le deuil_De nous deux et de toi_Mais si nous deux c'est mort_Alors c'est mort pour moi_Dans ma main, ce couteau_Cette entaille au poignet_Ressemble à ton sourire_Qui me dit qu'il faut partir_Je ne sens plus mon être_Et la douleur s'en va_Adieu, mon assassine_Adieu, pauvre de moi_Je danse avec l'amour_Je danse avec la mort_Et je crie à la nuit_S'il te plaît, reviens-moi_Et je danse mon amour_Et je chante à la mort_Cette chanson d'amour_Cette chanson pour toi_Cette chanson pour toi
Quand j'y suis arrivé la gare était déserte
Varsovie au matin, c'est un peu triste à voir, c'est vrai
Capitaliste oblige, je tire un peu de cash pour Kasia
Un gamin au café vient de planter son nez dans un bol de soupe froide
Sac à dos, accosté sur un quai solitaire
J'envoie par téléphone quelques photos loufoques, un peu de mon histoire
Aux amis parisiens qui me disent "Allez, reviens, c'est pas pour toi là-bas !"
Tout seul dans le wagon, mon regard qui se jette par la fenêtre
Je regarde Warszawa loin de moi qui s'en va
Nous fendons l'horizon direction Zakopagne
La neige tient le siège de la vieille Pologne
J'imagine soudain, oui, qu'un jour d'autres trains ont dû passer par là
Vieille dame sans dents tire la charrette
Telle vague céleste, vole un oiseau sans tête
Le jour se lève
Sur la campagne
Un vieux cheval fou
Me tient tête de loin
Parfois, je rêve que je suis Jivago
Et qu'elle m'attend là-bas
Sous le vol du corbeau
Et qu'elle m'attend là-bas
Sous le vol du corbeau
Toujours dans le couloir, une autre silhouette
Vient joindre sa fumée,
Sa fumée de cigarette
Non, je ne suis plus seul et d'un oeil polonais
Il me dit quelques mots dans un silence slave
Je le trouve beau
Au wagon restaurant, sur vieille gasinière
On me cuisine un steak qui saigne la vodka, il est beau l'ancien temps !
Bientôt, tout ça sera sous plastique à la morgue
Et ce sera comme ailleurs
Un croque-monsieur sans vie dans un wagon sans bruit
Mon ami du couloir me rejoint, sans surprise
Et me tend sans rien dire un thé à l'eau de vie
Sans comprendre un seul mot de l'autre, nous parlons de nos femmes, de nos vies
Voyageurs, nous refaisons nos mondes
Et des gamins surgissent
Ils ont l'oeil du futur
Et le coeur des étoiles !
Ici, on sourit pas ou seulement quand on boit
Y a Bartek, y a Ianek, y a Vojtek et y a moi
Allez, chante, gamin, que demain sera mieux
Et laisse la vodka faire s'effacer la peine
Ami, toi d'un autre pays
Je te suis amoureux
Le jour se lève
Sur la campagne morte
Un vieux cheval fou
Me parle un peu de loin
Parfois, je rêve que je suis Jivago
Et qu'elle m'attend là-bas
Sous le vol des corbeaux